Vivre à Libourne

On en parle en ville

Dans ce blog, nous avons voulu faire connaitre les actions quotidiennes qui se passent à Libourne, les travaux en cours, l'économie, la culture, les spectacles et bien d'autres choses qui font partie de notre vie de tous les jours; de temps à autre, nous mettrons à l'honneur une personnalité libournaise ou un commerce du centre-ville; certaines décisions importantes prises en conseil municipal pourraient également s'inscrire dans ce billet régulier; nous comptons sur vos commentaires.

  • N°14 _ Un train qui construit sa voie.

    Les 62 kms de la ligne SNCF Libourne-Sarlat sont en travaux depuis quelques mois; deux engins étranges ont pris possession de ce chantier. C'est un convoi hors normes que compose ce train-usine qui opère actuellement sur cette voie de TER; il n'existe d'ailleurs qu'en 3 exemplaires en Europe. Pour ce chantier, il s'y prend d'une façon très simple: il roule au pas et avale l'ancienne voie en engloutissant les rails, les traverses et une certaine quantité de ballast inutilisable; 700 mètres plus loin, il "recrache" par l'arrière une voie complétement neuve, des rails et traverses neuves, ainsi qu'une certaine quantité de ballast neuf. Explication: pendant qu'il roule au pas, des ouvriers glissés sous les jupes du monstre dévissent les boulons des traverses, qu'elles soient en bois ou en béton, le train les avale aussitôt, il enlève les vieux rails, les déposent à l'extérieur de la voie, des ouvriers les découpent en morceaux de 18 mètres, qui sont évacués immédiatement. Le train-usine pose de nouvelles traverses en suivant, ainsi que le nouveau rail en morceaux de 400 mètres de long d'un seul tenant soit un ensemble de 20 000 tonnes qu'il manipule comme de simples baguettes. C'est au milieu de cet immense convoi qu'un second élément de cette usine ambulante lance le "dégarnissage". La machine soulève cette nouvelle voie qui vient d'être posée, racle le vieux ballast, le passe au crible, récupère celui qui est encore apte à l'emploi, enlève le reste et réinjecte du ballast neuf; c'est au tour du passage de la "bourreuse"qui enfonce des griffes entre les 2 rails, fait vibrer le sol pour caler et tasser ce matériau qui servira d'assise à l'ouvrage, les traverses sont mises en place et la voie est prête. Au bout du train, les vieux rails sont découpés, ramassés par des bras mécaniques et chargés sur le convoi; ce système livre une voie neuve et un chantier propre. Ce train usine mobilise 500 ouvriers très spécialisés, 350 viennent d'Italie employés par l'entreprise adjudicataire de ce marché et 150 cheminots de la SNCF. Ce convoi fabrique environ 1000 mètres de voies par jour.

  • N°13 _ L'école du Nord change de nom

    C'est le 10 janvier dernier, date de la commémoration de la rafle du 10 janvier 1944 à Libourne, que l'école du Nord a été baptisée Myriam Errera; pleine de vie, de projets et surtout d'espoirs, elle fut déportée et assassinée à Auschwitz avec 10 membres de sa famille, elle avait été élève de cette école. L'association qui porte son nom est présidée par Josette Mélinon, une petite-cousine de Myriam; avec Claude Chauveau, elles consacrent une grande partie de leur temps libre à visiter les écoles et collèges pour raconter aux enfants avec des documents d'époque ayant appartenu à leur famille, ce moment de l'histoire. Ce geste de la ville de Libourne sort de l'oubli la mémoire de Myriam, également de tous les Libournais qui ont été déportés et assassinés au seul motif de leur religion juive; souhaitons que cette monstruosité ne se reproduise jamais.

  • N°12 _ Vous êtes sur la bonne voie: le train

    Des TER vers Cestas et Arcachon, une ligne toute neuve Libourne-Bergerac, et des trains à hydrogène, voici les nouveaux transports d'ici 2025. Dans l'optique d'un RER métropolitain, ce sont de nouvelles voies ferrées qui vont voir le jour; elles ne s'arrêteront plus en gare Saint-Jean; c'est ainsi que Libourne disposera d'une nouvelle ligne vers Cestas et Arcachon; Bordeaux ne sera plus un terminus mais l'étape d'un trajet qui permettra une meilleure mobilité surtout pour les ouvriers et les étudiants; quant au train à hydrogène , c'est la région qui compte expérimenter cette nouvelle méthode de circulation développée par l'entreprise française Alstom; les tests auront lieu sur 4 lignes, dont celle de Bergerac à Libourne, la mise en service de ces trains est prévue pour 2022.

  • N°11 _ Travaux, rénovation ligne SNCF Libourne-Sarlat

    La ligne de train express régional Bergerac-Libourne est en très mauvais état. La politique actuelle étant souvent de supprimer tout ce qui demande des crédits même s'il est question du bien-être des usagers, les collectivités locales, départementales et régionales se sont mobilisées pour éviter cette fermeture. Neuf mois de travaux sont nécessaires pour rénover cette voie. Après quelques travaux préliminaires, le chantier de restauration a véritablement débuté ce 2 janvier 2019. La procédure par fermeture partielle de la circulation étant difficile à réaliser, c'est la solution de la fermeture globale qui a été décidé; c'est ce qui entraine à l'heure actuelle la mise en place de bus pour assurer la continuité du service. C'est un véritable train-usine qui va permettre de traiter ensemble plusieurs phases du chantier à raison d'un kilomètre-jour: il va enlever les anciens rails ainsi que les traverses bois pour les remplacer par 105000 traverses en béton; quant à l'ancien ballast il sera retiré et chargé dans des wagons avant d'être évacué, c'est la phase "dégarnissage"; 120 tonnes de ballast neuf sera mis en place pour la stabilisation de la voie et mis à niveau à l'aide d'une machine dite "bourreuse", opération dite relevage; la dernière phase consiste à la mise en place du rail à la longueur qu'il aurait à 25°, puis il sera soudé. Pas de trafic sur ces voies pendant toute la durée de ces travaux, 9 mois; c'est un chantier qui va employer 400 ouvriers. A la réouverture de ces 125 kms de ligne, deux phases de circulation, 100 kms/heure, puis 120 kms/heure fin de l'année 2019. Pendant cette période de travaux il sera également remis en état un certain nombre de passages à niveau, puis des aménagements dans les gares de St.Emilion, Castillon-la-Bataille, Vélines, Sainte-Foy-la-Grande et Gardonne. La reprise de la circulation des trains est prévue pour le 30 septembre 2019. Des collectivités territoriales, la Région Nouvelle-Aquitaine, l'Etat et SNCF Réseau ont mis la main à la poche pour la réusse chantier.

     

     

  • N°10 _ Travaux, la balade continue...

    Deux autres chantiers des berges sont en cours : 1_entre la rue Louise-Michel et la fontaine Roudeyre, 2_ le long du quai du Priourat; c'est le premier qui fera l'objet de ce billet. Le premier des chantiers concernent les berges grignotées par la rivière l'Isle qui vont être refaites et qui consistera en la création d'une promenade de 275 mètres de long; le but est donc le renforcement des berges érodées qui se sont effondrées; ces travaux de renforcement se feront de la rivière sur une barge de 25 mètres sur 9 mètres; les travaux consistent à découvrir la roche, créer un enrochement et construire un mur de soutènement en béton armé sur lequel sera construit un cheminement à l'image du reste de ce qui a déjà été réalisé sur le reste des quais libournais: un passage de 2,50 mètres de large avec une barrière coté coté rivière et grillagé coté riverains. Ce chemin sera accessible qu'aux déplacements à pied, à vélo ou en rollers et sera également éclairé; en fin de travaux l'embellissement des abords de la fontaine Roudeyre sera "la cerise sur le gâteau".

  • N°9 _ Santé, le nouvel hôpital Robert-Boulin

    Coté confort du personnel et des patients, un hôpital flambant neuf à Libourne est une réalité depuis le mois de février 2018; à cette date le personnel comme les patients ont découverts un espace santé inédit voire original. Dès 2015 un groupe de travail fut constitué afin d'étudier aux mieux les attentes des personnels, des patients et des accompagnants. Question chambres, 86% seront simples d'une superficie de 19 m2, 14% des chambres doubles de 25 m2. Dans ce nouveau bâtiment représenteront 1/5 de la surface; elles disposeront toutes d'une salle de bain, d'un mobilier moderne et d'une table de chevet servant d'armoire; coffre-fort et wifi seront également à disposition. Coté alimentation, l'hôpital a choisi de répondre aux attentes de sa patientèle qui aura droit à une palette de menus étudiés au plus prêt du désir des malades. Une conciergerie est à l'étude pour les patients comme pour les employés ce qui permettrait de proposer des nouveaux services, tels pressing ou dépôt de pain. Des robots se baladeront au sein de l'établissement, afin de transporter le linge et le matériel utiles aux différents services. Coté salariés, un distributeur de tenues professionnelles sera mis en place; coté patients, ils pourront prendre des rendez-vous médicaux, de s'enregistrer ou de payer en ligne, fini les attentes à l'accueil. Le calvaire du stationnement devrait prendre fin dans quelques jours, car c'est un millier de places qui seront bientôt à disposition pour le personnel, les hospitalisés ou les visiteurs. Une fois à l'intérieur, une signalétique très étudiée évitera le labyrinthe des services; les parcours des usagers est modélisé; tous les cas de figures ont été pris en compte pour que le bâtiment soit pensé pour les patients comme pour les professionnels. Ouverte sur la ville, la nouvelle cafétéria sera à la disposition des visiteurs, également restauration, coin presse, recharges de tablettes, portables et wifi.

  • N°8 _ Travaux, le bassin de stockage des eaux unitaires

    Pour se mettre en conformité avec la législation et supprimer les rejets des eaux en milieu naturel, dans l'Isle ou la Dordogne, les autorités municipales ont décidé la construction d'un bassin de stockage des eaux usées et des eaux pluviales; c'est un bâtiment qui, situé rue des Tonneliers, doit s'accorder avec l'esthétique de ce quartier proche du centre de la bastide; en effet à Libourne les eaux pluviales et les eaux usées coulent dans les mêmes canalisations. Pour éviter tout débordement des eaux lors des épisodes pluvieux deux solutions s'offrirent aux autorités:  construire des canalisations séparées dans la bastide, impossible en centre-ville vu le caractère historique de la bastide ou aménager une nouvelle structure, un bassin qui servira de stockage et régulateur des eaux unitaires en cas d'épisodes pluvieux, avant de les réinjecter dans le dispositif de collecte et de leur permettre leur acheminement vers la station de traitement de Condat. Ce bâtiment-réservoir, entièrement fermé de 9 mètres de hauteur sera construit sur un terrain de 1000 mètres carrés sur lequel se dressait un ancien chai; il a était acheté par la mairie. Les travaux sont en cours et doivent durer trois mois, une désodorisation et un traitement acoustique sont également prévus afin d'éviter des nuisances pour le voisinage.

  • N°7 _ Commerce, des nouveaux restaurants

    A la fois dans la centre-ville, mais tourné vers la rivière et le port de plaisance, voici des nouveaux endroits où il fait bon déjeuner ou diner en famille ou entre amis. Tout d'abord le restaurant Chez Rémi ; c'est dans l'ancienne cave Au bon vin, à l'angle des quais et de la rue Fonneuve que Rémi Gogniat, son épouse et son père présentent une cuisine simple et accessible. Trente neuf places en intérieur et vingt en terrasse ont suffi à attirer une clientèle de connaisseurs et de fidèles; il est obligatoire de réserver car les tables sont prises d'assaut. Dans un tout autre genre, avec  une vue imprenable sur la confluence, voici le Bistrot Maritime, il est tout en métal, en bois et en verre; il propose une carte simple pour 70 places en terrasse coté confluence et à l'ombre des platanes et 55 dans une salle en parquet massif. C'est Laurent Boulle, un pro de la restauration  et Sabrina Lecoq qui gèrent cet établissement implanté sur les nouveaux quais. Ils nous présentent une carte élaborée, rien que des produits frais qui suivent les saisons, de belles pièces de viandes, mais également une carte poisson avec cabillaud, dorade royale et même des anguilles lorsque les pêcheurs locaux en ont, ce sont 10 à 12 plats en direct avec 4 à 5 desserts faits maison, également le plat du jour, une carte des vins avec producteurs locaux. Une belle affaire de 8 personnes en cuisine et en salle. Enfin voici l'Embarcadère, imaginé dans un conteneur noir, posé sur l'esplanade François-Mitterrand, à quelques encablures de la Dordogne; ouvert 5 mois de l'année, les propriétaires, Olivier-Diaz-Maroto et Laurent Boulle, nous présentent peu de choix, mais que des bons produits: galettes salées, salades garnies, planches de charcuterie ou de fromage, assiette d'huitres, grosses crevettes et enfin des sorbets artisanaux en dessert. Tous les produits sont régionaux la charcuterie du Pays Basque, les huitres de Marennes et les crevettes de Madagascar un peu plus loin....